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Valkyrie Profile 2 Silmeria [PS2]



 



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Valkyrie Profile 2 Silmeria [PS2]

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MessageSujet: Valkyrie Profile 2 Silmeria [PS2]  Jeu 24 Jan - 20:30

Valkyrie Profile 2 Silmeria

Fiche Jeu
Console : PS2
Genre : [RPG]
Dév. : tri-Ace
Sortie : 7/09/2007 [Europe]




A l'orée de l'an 2000, sortit au Japon un chef d'œuvre incroyable et quelque peu inattendu répondant au doux patronyme de Valkyrie Profile. Puis, quelques mois plus tard, vint le tour de la sortie américaine, mais en très petites quantités, seulement 70000 copies ayant été mises en vente. Rapidement introuvable dans les boutiques, le jeu vit sa côte s'envoler au fil des années sur le marché de l'occasion et son prix flamber sur les sites d'enchères, suscitant donc des passions totalement déraisonnées. Alors, lorsque Valkyrie Profile 2 fut annoncé fin 2005, autant dire que cette nouvelle provoqua l'effervescence parmi les nombreux fans du premier opus, l'esprit dévoré par un flot de sentiments n'ayant de cesse de s'entrechoquer comme l'excitation, l'impatience, l'appréhension, le doute, la joie, la crainte... avec comme point d'orgue cette lancinante question : mais comment diable les géniaux développeurs de tri-Ace allaient-ils se sortir de ce guet-apens ?


Un héritage encombrant

Il n'est pas excessif de prétendre que Valkyrie Profile est une légende de l'industrie vidéoludique. Jusque là connu pour sa série Star Ocean, délicieusement ludique mais s'inscrivant dans la grande tradition du RPG japonais (en décodé : empreint d‘un grand classicisme), tri-Ace avait surpris tout son petit monde avec ce Valkyrie Profile marqué du sceau de l'originalité, à commencer par le choix de la thématique, à savoir la mythologie scandinave et l'un de ses épisodes les plus dramatiques : le Ragnarok (la bataille de la fin du monde devant entraîner la destruction d'Asgard et le renouveau du monde). Ce RPG se distinguait également et surtout par son postulat si atypique : incarner une Valkyrie chargée de chercher et d'expédier au Valhalla les âmes de grands guerriers sur le point de mourir, chacun de ces décès faisant l'objet d'une mise en scène poignante grâce à un travail sur la psychologie des personnages fascinant et d'une finesse hors du commun. L'émotion et le désespoir étaient omniprésents, l'univers poignant de par sa lancinante mélancolie teintée d'une poésie des plus glauques, une ambiance magnifiée par l'impressionnant soin apporté aux côtés pictural (décors, chara-design) et musical (Motoi Sakuraba au sommet de son art) de la chose. Comme de surcroît, le jeu se révéla être une sincère réussite sur le plan ludique (combats jouissifs et système de jeu riche), nombre de fans n'hésitèrent pas à élever ce joyau au rang de RPG culte (tout en suscitant aversion et polémiques, le jeu ayant profondément divisé), voire de digne ambassadeur du média en tant qu'Art à part entière.

Enfin bon, tout ceci vous le savez certainement. Alors pourquoi cette petite piqûre de rappel ? Pour que vous preniez conscience à quel point l'héritage Valkyrie Profile s'avère particulièrement encombrant et délicat à gérer pour Valkyrie Profile 2, cette suite étant attendue au tournant par une horde de fans fébriles et exigeants, prompts à s'adonner au petit jeu sournois de la comparaison et souhaitant que rien n‘eut changé. Si vous vous êtes montré curieux depuis la sortie japonaise, si vous avez fouiné forums et presse spécialisée afin de s'enquérir des premiers échos et avis concernant ce Valkyrie Profile 2, vous avez alors constaté que la comparaison était sur toutes les lèvres, omnipotente, inévitable, et ce présent test n'y échappera pas. Impossible de ne pas faire référence à l'opus originel tant celui-ci a atteint les cimes de la perfection, impossible de nier que les attentes afférentes à cette suite sont énormes et démesurées. C'est dire la rudesse de la tâche pour tri-Ace, qui s'est engagé dans un combat sinon désespéré du moins très compliqué. Mais quand on a du talent et qu'on est béni des Dieux, tout est possible...




La rebelle

Valkyrie Profile premier du nom nous relatait les tribulations de l'une des trois Valkyries au service d'Odin, Lenneth. Valkyrie Profile 2 nous narre quant à lui les aventures d'une autre vierge guerrière, dénommée Silmeria (Hrist étant le nom de la troisième), qui avait fait une apparition éclaire dans l'opus précédent (rappelez-vous, le château de Brahms, le cristal...) ayant eu le don de laisser pléthore de questions en suspens. Mais il ne s'agit pas en l'espèce d'une suite à proprement parler (du moins à première vue...), ce second volet jouant en effet la carte de la préquelle puisque se déroulant de nombreuses décennies avant les évènements vécus par Lenneth. Il n'est donc ici point question de Ragnarok, mais il n'empêche que cela ne tourne pas très rond en Asgard (le royaume des Dieux). En bisbille avec sa hiérarchie, en proie au doute, Silmeria se rebelle mais est de suite punie. En effet, flairant le danger, Odin décide de la chasser du Valhalla en transférant son âme en Midgard (la Terre des Hommes) afin de "l'enfermer" dans le corps d'une mortelle. Mais le rituel de transfert connaît quelques ratés, l'âme de Silmeria résidant désormais dans la personne d'Alicia, la princesse douce et ingénue du Royaume de Dipan, non pas totalement endormie comme il était attendu mais bel et bien réveillée. La jeune Alicia se retrouve donc déchirer entre deux personnalités antagonistes : la sienne, gentille et bienveillante, et celle impitoyable de la froide Valkyrie. Une cohabitation non sans heurts et ennuis, la princesse étant bannie de son royaume par son père Barbarossa (un nom familier aux adeptes de l'épisode précédent...), qui la croit possédée. De plus, comble de malheur, Odin a eu vent de l'éveil de Silmeria et décide d'envoyer la terrible Hrist dans le but de mater la Valkyrie récalcitrante.

C'est ainsi que, pourchassé, l'insolite binôme s'embarque dans un voyage mouvementé dans le but de démêler les ficelles d'un complot, sous fond de guerre imminente, s'étendant de Dipan (qui défie les Dieux) au Valhalla. Et c'est bien entendu à vous qu'il incombe de guider la frêle jeune fille, mais rassurez-vous vous ne serez point seul car très vite divers compagnons aux motivations diverses se rallieront à vous, tels l'archer Rufus, le barbare Dylan, l'épéiste Leone, mais aussi des personnalités marquantes issues du premier épisode comme Arngrim (et son épée toujours aussi impressionnante) ou le très charismatique Lezard Valeth, sans omettre d'autres retours savoureux que je ne mentionnerais pas afin de vous laisser le soin de les découvrir par vous-même...




Esprit, es-tu là ?

A l'instar de l'opus originel, Valkyrie Profile 2 est découpé en chapitres, six pour être précis. Mais la ressemblance s'arrête là puisque le système de périodes n'a pas été repris. A l'intérieur de chaque chapitre, vous pouvez donc visiter villages et donjons sans la moindre contrainte de temps. Le schéma qui rythme l'aventure est d'ailleurs fort classique, avec une routine village/donjon/boss entrecoupée de cinématiques pour faire avancer le scénario qui ne déstabilisera pas le moins du monde le gamer aguerri. L'ensemble se veut particulièrement linéaire, mais fort heureusement quelques donjons optionnels parsemés de-ci de-là viennent apporter une bouffée d'air frais permettant de se désintéresser un temps de la story line. Et le recrutement des Einherjars êtes-vous peut-être en train de vous demander ? Rassurez-vous, il est toujours présent. Vous aurez ainsi l'opportunité de vous entourer de toute une clique de guerriers. Mais oubliez de suite l'émotion qui faisait pleurer à chaudes larmes, qui provoquait une vertigineuse plongée dans les abysses tourmentées du désespoir et de la dépression, bref qui touchait en plein cœur, du premier épisode. Ici, point de pan entier de la trame consacré aux différents combattants sur le point de rendre l'âme, place à une petite animation sans approfondissement.

Concrètement, en explorant les donjons, vous aurez l'occasion de remarquer la présence d'armes (épée, arc ou bâton). En vous approchant de ces reliques, vous aurez le choix de matérialiser les Einherjars, c'est-à-dire y extraire les âmes de guerriers défunts qui viendront grossir vos rangs, sans que jamais cela ne déclenche de scènes permettant de se remémorer les circonstances tragiques de leur mort. Certes, il est possible de se documenter sur ces guerriers par l'intermédiaire d'un petit descriptif disponible sur leur fiche personnelle via le menu, mais à aucun moment vous ne ressentirez d'empathie à leur égard. Ce sont de simples combattants génériques qui n'ont aucune incidence sur le scénario, dépourvus de personnalité, totalement désincarnés, se contentant de mettre à votre service leurs compétences martiales (en d'autres termes, ils n'interviendront que lors des combats), par ailleurs fort utiles étant donné que vos compagnons "humains" liés à la l'intrigue ont parfois la fâcheuse tendance à s'éclipser, et qu'il convient donc de compenser ces défections.

Vous passerez ainsi énormément de temps à entraîner vos Einherjars, à les monter en niveau, avec d'autant plus d'entrain qu'il est possible de les "relâcher" (pour qu'ils puissent se réincarner) et acquérir moult items en retour dépendant de facteurs comme leur level, leurs équipements, leur classe... De plus, il est à signaler que ces guerriers désormais affranchis pourront être recroisés dans les villages et les donjons. Converser alors avec eux vous permettra d'en apprendre davantage sur l'histoire du monde dans lequel vous évoluez et sur leur ancienne vie, un petit plus ma foi fort sympathique...




Une héroïne glaciale

Si Valkyrie Profile 2 a laissé de côté le développement tragique des Einherjars qui a fait la réputation du premier opus, il est en revanche resté fidèle à un autre des caractères forts de son aîné, à savoir le gameplay 2D. Bien que le soft soit réalisé intégralement en 3D (décors, personnages), votre héroïne ne peut se mouvoir lors des visites de villages et des explorations de donjons que sur un plan horizontal, sur une ligne, comme dans un bon vieux Castlevania par exemple. La panoplie de mouvements à votre disposition est la suivante : vous vous déplacez à droite, à gauche, vous pouvez sauter et donner des coups d'épée, sans oublier la capacité spéciale dont bénéficie votre héroïne : le photon.

Dans le volet précédent, Lenneth avait la faculté de lancer des particules de lumière, lui permettant de geler non seulement les monstres mais également d'atteindre des hauteurs inexplorées en fixant des blocs de glace sur les murs. Ici, le système est similaire mais s'en détache néanmoins : ainsi, le photon sert à immobiliser les ennemis (et éventuellement les déplacer) afin de s'en servir comme piédestal pour atteindre une plate-forme supérieure, et plus encore. En envoyant une seconde salve de photon sur la cible figée, vous pouvez intervertir votre position avec la sienne, en résumé vous vous téléportez à l'endroit où elle demeure. Le principe semble basique à première vue, le photon permettant de franchir moult gouffres et autres obstacles, et d'atteindre des hauteurs inaccessibles. Mais, malins, les développeurs ont élaboré des énigmes basées sur l'utilisation de cette capacité (qui de surcroît peut ricocher sur les murs), exigeant parfois adresse et patience. Ainsi, à titre d'illustration, certains coffres cachés (attention, ceux-ci sont parfois piégés) ne pourront être récupérés qu'en enchaînant avec dextérité et maîtrise les téléportations.

Un système qui atteint rapidement un certain degré de complexité (tout comme les donjons qui deviennent au fur et à mesure de l'avancée de plus en plus vastes et casse-tête), ce qui a le don de mettre les neurones en état de surchauffe, sans pour autant faire bloquer des heures durant, réalisant là une alchimie exemplaire entre plate-forme et réflexion venant grandement enrichir les phases d'exploration.




Suite dans le prochain message




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MessageSujet: Re: Valkyrie Profile 2 Silmeria [PS2]  Jeu 24 Jan - 20:31

Divines empoignades


Toutefois, aussi intéressantes soient-elles, il faut garder à l'esprit que ces phases d'exploration font la part belle aux inévitables combats. Il suffit d'entrer en contact avec les monstres qui errent dans les donjons pour vous voir propulser dans une arène en 3D intégrale dans laquelle vous êtes amené à diriger une petite escouade de quatre combattants (que vous pouvez séparer en deux groupes), chacun étant assigné à un bouton de la manette (Carré, Rond, Triangle et Croix) à l'instar du premier volet. Vous pouvez vous y mouvoir comme bon vous semble (à signaler que ces arènes ne sont pas forcément planes et vides, certaines proposant des dénivelés, d‘autres des obstacles...), comme dans un Star Ocean ou Radiata Stories du même développeur. Mais la comparaison s'arrête là, car les monstres de leur côté ne bougent que lorsque justement vous vous déplacez. Ces monstres disposent d'un rayon d'action (ou aire d'attaque), matérialisée par une zone rouge (plus ou moins étendue suivant le type de monstre et l'attaque à leur disposition). Si vous mettez un pied dedans, vous prendrez l'attaque ennemie de plein fouet avec moult dommages à la clef. Il s'agit donc de s'approcher de vos opposants avec prudence et d'éviter leur fameuse zone rouge, tout en étant suffisamment proche pour les frapper. En effet, de votre côté, un cercle autour de votre leader délimite également le champs d'action dans lequel vous pouvez attaquer.

Vos actions, parlons-en justement : elles sont limitées par une jauge d'AP (Action Points) qui se consomme au fur et à mesure de vos actes : attaque, magie, utilisation d'un item, dash (saut permettant de contourner l'ennemi, très pratique pour éviter leur zone d'attaque)... Pour la recharger, il suffit de se déplacer, de presser L3 (mais dans ce cas, les monstres deviennent libres de leurs mouvements), d'encaisser des dommages ou de terrasser un assaillant. Concernant les assauts à proprement parler (quand les monstres sont dans votre zone d'action donc), ils se déroulent de la même manière que dans l'opus précédent. Vos guerriers portent leurs attaques lorsque vous pressez le bouton leur correspondant. Le nombre de coups qu'ils peuvent porter dépend de leur arme mais également de la jauge d'AP (chaque coup porté consommant plus ou moins de points). Vous êtes libre de les envoyer à l'assaut dans l'ordre de votre choix, vous revenant d'élaborer les enchaînements les plus efficaces (sens du timing exigé), ce qui n'est pas une mince affaire tant les possibilités à votre disposition et les facteurs à prendre en compte (arme, amplitude...) abondent, dans le but de faire monter le compteur de combo qui, une fois arrivée à 100 hits, vous permettra de déclencher les Soul Crush, attaques dévastatrices (malheureusement identiques pour les Einherjars d'une même classe) qu'il est possible d'enchaîner (jusqu'à quatre Soul Crush d'affilée, si les quatre guerriers ont participé au combo) si la précédente a fait remonter le compteur à 100 hits (en partant du principe que lors de la première super attaque, il se trouve à 80 hits, puis 60 hits lors de la seconde... il vous revient donc de mettre au point la formule la plus efficace, étant donné que les différentes Soul Crush génèrent plus ou moins de hits).

Tout autre chose, les monstres sont désormais décomposés en plusieurs parties. En vous acharnant sur une d'entre elles, vous pouvez briser la pièce d'équipement qui y est rattachée (et détruire par là-même les capacités de déplacement, d'attaque ou de défense selon la partie brisée), ou bien littéralement "trancher dans le vif" (il n'est pas rare de voir les membres "volés", mais que les âmes sensibles se rassurent, il n'y a pas une goutte de sang). Démembrer l'adversaire permet de récupérer de nombreux objets et matériaux (utiles pour les marchands), mais aussi d'entrer éventuellement en Break Mode dans lequel, pendant un laps de temps assez court, vos guerriers voient leurs caractéristiques boostées, s'acharnant ainsi furieusement sur le pauvre streum sans aucune contrainte d'AP. Totalement jubilatoire ! Sinon, il est à noter qu'il n'est pas forcément utile de s'atteler à vaincre tous les ennemis présents dans l'arène. En effet, parmi le groupe d'opposants demeure un leader dont la mort met immédiatement fin au combat, quand bien même ses congénères seraient encore en vie. L'astuce, c'est que vous empochez toute l'expérience que vous auriez amassé en tuant les monstres un à un. Bien entendu, ce leader est généralement l'adversaire le plus difficile à atteindre et le plus coriace. Mais la tentation d'abréger les batailles est grande, étant donné que plus l'issue du combat est rapide, plus les bonus de points d'expérience (sous la forme de Magic Crystals) sont importants. A l'écran, à droite, vous remarquerez la présence d'une jauge composée de cinq boules colorées qui fait office, en quelque sorte, de chronomètre. Si, à titre d'illustration, vous finissez un combat avec les cinq boules encore colorées au compteur, vous serez alors récompensé d'un maximum de Magic Crystals; si vous n'en avez plus que quatre le bonus sera moins grand, et ainsi de suite...

Au final, tri-Ace a mis au point un système de combat ébouriffant, riche, passionnant, d'un dynamisme et d'une violence rares, sans omettre la petite touche de stratégie, certes limitée (celle-ci se résumant principalement à gérer sa barre d'AP, à planifier ses déplacements au millimètre et à "dasher" pour surprendre l'ennemi), mais diablement accrocheuse et rafraîchissante. Une réussite incontestable, à la prise en main parfaite, qui se permet même d'être conviviale étant donnée que ces phases sont jouables à deux (option que je n'ai malheureusement pas pu tester), qui vient mettre une énorme claque au système du premier volet mais aussi à tous les systèmes en vigueur dans les RPG japonais depuis vingt ans.






Hardcore

Véritable cœur du jeu, les combats vont vous occuper la majeure partie du temps. Oubliez Radiata Stories et sa facilité déconcertante, en l‘espèce tri-Ace revient à ses bonnes vieilles habitudes en proposant un challenge corsé, sévèrement burné comme dirait l'autre. Rien d'insurmontable rassurez-vous, mais une difficulté toute tri-Acienne dans l'âme qui se fait remarquer par ses sautes d'humeur, connaissant de temps à autre de sérieuses hausses de tension promptes à vous occasionner quelques cheveux blancs et bouffées de stress. Soyez averti :le leveling est roi, omniprésent et définitivement omnipotent. Et puis on ne s'inflige pas dans Valkyrie Profile 2 une dose gargantuesque de combats simplement pour engranger de précieux points d'expérience et donc pour être au niveau. On multiplie également les joutes pour tester tous les combattants qui vous rejoignent, mettre au point les combos les plus efficaces en fonction des qualités et faiblesses de chacun. Le tout soutenu par un système de gestion des personnages et de leurs compétences plutôt pointu. Ainsi, il faut savoir que vos guerriers se décomposent en classe : heavy warriors, light warriors, archers et sorcerers. Chacun d'entre eux disposent d'une feuille de statistiques fort complète (strenght, intelligence, dexterity...), qui influent bien entendu sur leurs performances aux combats et auxquelles il convient de prêter une attention aiguisée pour optimiser vos chances de survie (par exemple, chaque combattant a une résistance et un faiblesse naturelles à un élémentaire). L'équipement modifie évidemment toutes ces caractéristiques : chacun des combattants peut équiper une arme, une armure, un casque, une protection pour les bras, une autre pour les jambes et quatre accessoires. Vous vous approvisionnez dans les boutiques des villages, boutiques dans lesquelles les marchands pourront également s'adonner pour votre compte à la création d'objets, à la condition d'avoir collecter lors des combats les matériaux demandés.

La gestion de l'équipement est primordiale dans la mesure où les compétences développées par les héros sont intimement liées à ces armes, pièces d'armure et accessoires équipés. Vous remarquerez que ces équipements ont parfois une couleur et un symbole (rune). Tout l'intérêt de la chose consiste à réaliser des links par des combinaisons spécifiques de runes . Si un bon link est mis au point, vous pouvez alors apprendre un skill, un apprentissage qui se fait en empilant un nombre de combats donné (une progression que vous pouvez surveiller via le menu, il convient de ne surtout pas déséquiper l'équipement tant que le skill n'est pas totalement appris). Une fois maîtrisée, la compétence peut être équipée dans le Skill Menu. En fonction des Capacity Points (CP), plusieurs peuvent être assignées à chacun de vos combattants. En sachant que les pièces d'équipements sont nombreuses, qu'il existe toute une variété de compétences (Status Skills, Attack Skills, Defense Skills, Critical Skills, Reaction Skills) aux effets variés (régénération automatique des points de vie, dégâts additionnels contre certains types d'ennemis, réduction des dommages infligés par les assaillants...), sans oublier le nombre rapidement élevé de guerriers qui rejoignent votre fine équipée, vous comprendrez aisément la richesse assez phénoménale du système et l'ampleur de la tâche qui vous attend. Rien de foncièrement compliquer à appréhender, mais un investissement conséquent est requis pour tirer parti de toutes les possibilités proposées.

Et ce n'est point fini, tri-Ace ayant eu l'ingénieuse idée d'intégrer un autre facteur important à prendre en considération avec le plus grand soin possible dans la préparation de vos combats : les Sealstones. Ces pierres, parfois bien cachées, sont disséminées dans les donjons. Il en existe de nombreuses variétés, aux effets pléthoriques (boosts de caractéristiques, handicaps), affectant aussi bien vos personnages que les ennemis, : celle-là augmente les dégâts physiques, celle-ci renforce la puissance d'un élémentaire (feu, glace...), une autre fait gagner plus d'expérience à la fin des combats... Pour les activer, il suffit de les déposer sur des autels. Ces artefacts diffuseront alors leurs effets sur le niveau, vos guerriers et les monstres environnants. Vous pouvez également garder la pierre en votre possession, auquel cas seul votre groupe bénéficiera de ses effets. Cela n'a l'air de rien à première vue, mais à travers cet élément stratégique réside la clef de la réussite vous simplifiant grandement la tâche face aux monstres et boss si vous ne négligez pas la chose. De plus, vous pouvez acquérir définitivement ces Sealstones en les « achetant » auprès des autels, en contrepartie des Magic Crystals que vous gagnez lors des combats. Évidemment, certaines pierres requièrent un nombre considérable de cristaux, ce qui vous poussera à multiplier les combats pour en récolter le plus possible.

Au bout du compte, Valkyrie Profile 2 jouit d'un système d'une richesses assez colossale. Vaste terrain d'expérimentation aux possibilités gigantesques, ce soft n'a de cesse de vous pousser à multiplier les essais tel un petit chimiste excité, à tenter pléthore de combinaisons, à mettre au point moult tactiques, à vous infliger de fastidieuses phases de préparation dans chaque nouvelle zone visitée. Ce qui, corrélativement, a le don de vous faire passer énormément de temps dans les menus, un aspect management/préparation plutôt poussé qui ne sera évidemment pas du goût de tout le monde et qui a de grandes chances de rebuter les joueurs quelque peu néophytes. Les RPG tri-Ace n'ont pas la réputation d'être foncièrement "grand public", et ce Valkyrie Profile 2 ne déroge pas à la règle, bien au contraire. Vous voilà prévenu...






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Dernière édition par le Jeu 24 Jan - 20:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Valkyrie Profile 2 Silmeria [PS2]  Jeu 24 Jan - 20:31

Le calme avant la tempête


Mais, en toute sincérité, si on s'investit bien volontiers dans les arcanes du système et les combats, si on explore sans retenue toutes les fabuleuses potentialités renfermées dans ce bijou de ludisme, c'est parce que Silmeria peine à accrocher d'un strict point de vue narratif, du moins pendant un temps. Calquée sur un schéma plus convenu que le premier opus, dotée d'une puissance émotionnelle bien moindre (étant donné que les Einherjars sont relégués au rôle de figurants), l'intrigue développée dans Valkyrie Profile 2, malgré des débuts prometteurs, peine à convaincre dans sa grosse première moitié, la faute à des développements guère passionnants voire carrément inintéressants plombés par une mise en scène lymphatique (une mollesse renforcée par le fait que ces cinématiques sont souvent dénuées de musique !!!), et à des personnages principaux sans saveur et un poil trop "clichés". Ainsi, la jeune Alicia, archétype de l'aventurière gentille et ingénue qui ne comprend pas trop ce qu'il lui arrive mais qui fait face à son destin avec courage, ne brille guère par son charisme et a même la fâcheuse tendance à irriter par ses réflexions parfois dramatiquement niaises. N'escomptez pas trouver en Dylan, Rufus, Leone ou même en Arngrim (moins réussi que dans l'épisode précédent) des personnages ébouriffants de classe et d'originalité, car là encore on nage en plein stéréotype sans génie.

Néanmoins, tout n'est pas si noir, bien au contraire (gardez notamment à l'esprit que j'ai vécu les premières heures de jeu à travers le prisme quelque peu déformant de la déception ne pas retrouver le ton dramatique si caractéristique de Valkyrie Profile 1). Il y a d'abord Silmeria, la nerveuse Valkyrie résidant en Alicia qui prend de temps à autre le contrôle de l'esprit de la gourde. Une cohabitation chaotique et schizophrénique, occasionnant quelques scènes tantôt amusantes tantôt dérangeantes, apportant en tout cas à ce personnage principal en demi-teinte une épaisseur plus consistante. Il y a aussi Lezard Valeth, l'ultra charismatique Lezard Valeth, déjà auteur d'une performance de choix dans l'opus originel et qui en l'espèce fait preuve d'un... ah non excusez moi, je ne peux point m'épancher davantage, pour ne pas glisser quelconque indice "spoilisant" sur le rôle qu'il joue dans ce Valkyrie Profile 2. Sachez simplement qu'il est "énorme", vraiment. Il y a aussi et surtout cette seconde moitié de l'aventure, ce rebondissement (un brin téléphoné et maladroit certes) à la fin de l'interminable chapitre 3, qui donne le signal à un emballement flamboyant, à une succession enivrante de révélations et de rebondissements, de cut-scenes jubilatoires de nature à provoquer quelques changements de caleçon. Tout s'enchaîne alors à la perfection, enfin principalement pour le fan de Valkyrie Profile 1 (et de sa fin A) qui sera plus que ravi d'avoir les réponses à des questions laissées en suspens précédemment, qui pourra apprécier au mieux les tenants et aboutissants et au bout du compte la complémentarité réelle (mais pas parfaite) qui se dégage entre les deux épisodes.

Un jeu pour fan par voie de conséquence ? Que le rookie se rassure : il est tout à fait possible de profiter du spectacle proposé et de s'en délecter, mais il faut toutefois savoir que certaines scènes qui requièrent une bonne connaissance des évènements relatés dans le premier opus sont clairement moins percutantes en cas de méconnaissance de ceux-ci. Quoiqu'il en soit, si le scénario de Valkyrie Profile 2 s'avère nettement moins touchant que celui de son aîné, il réserve néanmoins de vrais bons moments de plaisir brut. Il est simplement dommage qu'il soit si long à se mettre en place et à décoller, qu'il souffre de quelques longueurs inutiles qui nuisent au rythme des premiers chapitres. Mais il se passe tellement de choses sur la fin que ce déséquilibre flagrant est finalement aisément pardonnable, du moins à mon sens...






Béni des Dieux

Concernant la réalisation technique, en revanche là on aborde un point qui risque de mettre tout le monde d'accord, le jeu étant d'une beauté époustouflante. Orgasme permanent pour les yeux, Valkyrie Profile 2 jouit de décors merveilleusement détaillés, d'une finesse qui laisse pantois d'admiration, aux couleurs douces et chaleureuses, fourmillant d'animations et de vie, offrant une sensation de profondeur saisissante, baignés par des effets de lumière d'un goût exquis et usant d'un léger effet de flou qui vient donner une dimension onirique à la chose. Mention spéciale aux villages qui s'apparentent à de véritables petits tableaux de Maître. Le rendu global est particulièrement bluffant (on est sur PS2 là ?), conférant au soft une ambiance et une identité visuelle vraiment uniques, et c'est notamment un bonheur de tous les instants de redécouvrir nombre de lieux issus du premier volet sous ce nouvel habillage. Néanmoins, deux menus défauts viennent quelque peu ternir ce bijou : d'une part, citons un aliasing un poil trop prononcé; d'autre part la frustration de ne jamais pouvoir explorer ces décors à sa guise, étant donné que l'on est continuellement bloqué sur un plan. Quant aux personnages, ils sont modélisés avec soin, même si on peut regretter d'une part que le passage des somptueux artworks papiers (toujours assurés par les frères Yoshinari) à la modélisation 3D in-game proprement dite ne s'est pas fait sans dommage, et d'autre part qu'un manque flagrant de vie au niveau des expressions faciales lors des cut-scenes soit à déplorer. Les phases de combats bénéficient de leur côté de moult effets spéciaux du plus bel effet, un déluge pyrotechnique parfaitement maîtrisé dans le sens où le frame rate ne faiblit (quasiment) jamais.

De plus, à cette baffe visuelle épatante vient s'en superposer une autre de nature à plonger vos oreilles dans un état de pur bonheur extatique. Car en effet sur le plan musical, c'est une véritable boucherie que nous a concocté Motoi Sakuraba, boucherie dans le sens où les musiques confinent littéralement au sublime. Poursuivant son évolution entamée avec Star Ocean Till the End of Time puis surtout avec les deux Baten Kaitos, le père Motoi, inspiré de bout en bout, nous gratifie de compositions travaillées à l'extrême, d'une rare maturité, aux ambiances variées, à l'orchestration parfaite, avec notamment une utilisation intensive des instruments à corde. Mais que les fans se rassurent, les envolées progressives si caractéristiques du génial compositeur sont bien présentes, monumentales, furieuses, jouissives. Plus éclectique que jamais, Motoi nous entraîne dans un voyage musical sidérant qui constitue indubitablement son sommet paroxystique en matière d'OST. Seulement, pour en revenir à un défaut déjà évoqué, il aurait été appréciable que ces musiques soient davantage mises à contribution lors des cut-scenes narratives, afin de leur insuffler de l'intensité et de l'impact, mais bon...

Pour ce qui est du voice acting, le bilan est nettement moins flatteur, du moins plus contrasté. Il y a du convaincant et du moins convaincant, mais l'on déplorera surtout les changements d'acteurs concernant les personnages communs aux deux épisodes et quelques petits soucis au niveau de la synchronisation labiale. Enfin, un dernier mot pour évoquer la durée de vie du soft. Comptez une petite trentaine d'heures pour boucler la quête principale, beaucoup plus si vous prenez le temps d'explorer tous les donjons optionnels qui se débloquent au fil de l'aventure et tous les arcanes du système (personnages, compétences, Sealstones, création d'items). De plus, la Seraphic Gate se débloquera à la fin, renfermant son lot de boss surpuissants et de petites surprises loufoques. Et on peut également recommencer le jeu, mais cette fois-ci avec un niveau de difficulté plus élevé. Bref, le soft a de quoi vous occuper de nombreuses semaines.




Contrat rempli ?

Alors, au bout du compte, que peut-on retenir de ce Valkyrie Profile 2 ? Du strict point de vue du fan du premier volet, il est certain qu'une petite/grosse (rayer la mention inutile, suivant le degré de vos attentes) déception risque de se faire ressentir. On est en effet en droit d'être déçu par cette "suite". Certains choix opérés ont de quoi faire grincer les dents et le déséquilibre flagrant entre narration (trop longtemps en retrait et peu inspirée) et jeu pur, entre drame et baston a de quoi étonner, surtout après un opus originel parfait sur ce point précis. Je ne m'en cache pas, cela a été mon cas...pendant les premières heures de l'aventure. Car une fois digérée cette déception, une fois surmontée cette phase inévitable de la comparaison outrancière qui ne mène qu'à occulter les qualités et l'identité de ce second volet à grands renforts d'aigreur et de mauvaise foi, l'évidence saute bel et bien aux yeux : Valkyrie Profile 2 est un immense RPG aux qualités pléthoriques qui font de lui une des oeuvres majeures du genre de la génération 128 bits. N'en déplaise aux esprits chagrins, trop attachés à pleurnicher sur ce qu'il n'est plus ou sur ce qu'il aurait du être au lieu d'apprécier le truc pour ce qu'il est (j'espère me faire comprendre), tri-Ace a joliment réussi son affaire en commettant un successeur le plus digne qui soit, à la fois si proche et si différent, moins touchant certes mais au plaisir plus immédiat et jubilatoire, plus classique dans son approche certes mais diaboliquement efficace (du moins une fois passés les errements des débuts).

Alors oui Valkyrie Profile 2 n'est pas aussi culte que son prédécesseur et a égaré en route un peu de l‘âme de celui-ci, n'est pas du moule de l'authentique chef d'œuvre bouleversant qui vous marque à vie , mais il n'en constitue pas moins une belle réussite (et c'est bien là l'essentiel) à juger par rapport ce qu‘il est et ce qu‘il propose, un gros hit aux qualités ludiques et techniques prodigieuses. Mais qui néanmoins pourra apparaître obscur et difficile d'accès à certains puisque, en effet, il n'est guère évident pour le rookie de trouver matière à motivation dans les méandres d'un système pointu requérant de peaufiner à l'extrême ses techniques avant de se lancer dans des combats toujours plus périlleux et dans les eaux tumultueuses d'une intrigue dont la compréhension globale réclame la connaissance des évènements du premier volet. Un investissement maximal est donc demandé pour jouir de tous les trésors que cette merveille contient en son sein, mais le jeu en vaut vraiment la chandelle. Et c'est un fan absolu de Valkyrie Profile 1 qui vous le dit...






Blockbuster surpuissant qui vous en met continuellement plein les mirettes et les tympans, Valkyrie Profile 2 Silmeria est également et surtout une ode au ludisme grâce à ses phases d'exploration remarquablement agencées, ses combats monstrueusement jouissifs, la richesse de son système et son challenge corsé, maintes qualités qui raviront tous ceux qui aiment passer des heures dans les menus et à leveler. Néanmoins, le tableau n'est pas aussi idyllique du côté de l‘aspect narratif, trop bancal pour emporter l'adhésion du plus grand nombre, la faute à une première partie décevante, à des personnages fades et à une mise en scène molle. Heureusement, la deuxième partie, où la narration monte en puissance pour finir par s'emballer à grands coups de rebondissements et révélations étourdissants, fait aisément passer la pilule. Au final, un grand RPG, qui ne révèlera toutes ses potentialités qu'à ceux qui feront l'effort de s'y investir corps et âme, certes moins équilibré dans ses composantes que ne le fut son glorieux aïeul, mais qui prend sa succession avec un brio certain. Chaudement recommandé !

Les Plus




  • Combats ébouriffants
  • D'une beauté indécente
  • Musiques sublimes
  • Des phases d'exploration bien pensées
  • Un RPG riche
  • Un scénario réservant son lot de scènes cultes, au final sensationnel
  • Lezard Valeth






Les Moins




  • Les Einherjars, réduits au rang de faire-valoir sans âme
  • Une intrigue qui met du temps à décoller
  • Mise en scène mollassonne
  • Quelques personnages bien trop fades
  • Quelques petits problèmes de finition
  • Faut aimer passer son temps dans les menus et à combattre





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MessageSujet: Re: Valkyrie Profile 2 Silmeria [PS2]  Ven 29 Fév - 13:11

Ce jeu est tout simplement magnifique à joué !
avatarchoco-samaTurks
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MessageSujet: Re: Valkyrie Profile 2 Silmeria [PS2]  Ven 9 Jan - 18:51

oui ! j'adore Freija comme perso, sa lance tranche tout! surtout en combo avec "valkyrie"!
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MessageSujet: Re: Valkyrie Profile 2 Silmeria [PS2]  

Valkyrie Profile 2 Silmeria [PS2]

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